Le financement de la Sécurité sociale reste au cœur des préoccupations en 2025, avec une attention particulière portée à la répartition des responsabilités entre l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et les complémentaires santé (AMC). Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a lancé une mission destinée à redéfinir ces rôles, dans un contexte où la maîtrise des dépenses de santé est cruciale pour assurer la pérennité du système.
Redéfinir le rôle de l’Assurance maladie et des complémentaires dans le financement de la santé
La mission confiée à quatre personnalités qualifiées, choisies pour leurs parcours diversifiés, devrait démarrer fin novembre. L’objectif principal consiste à évaluer la coordination entre AMO et AMC afin d’optimiser l’utilisation de chaque euro dépensé.
Il s’agit d’éviter les redondances dans les prises en charge, notamment en matière de prévention, où des doublons sont couramment observés. Cette démarche vise aussi à clarifier le contenu du panier de soins remboursé par les complémentaires, en particulier sur les contrats responsables souvent remis en question.
| Aspect | Défis | Objectifs de la mission |
|---|---|---|
| Coordination AMO / AMC | Redondances, dysfonctionnements | Optimisation des dépenses, meilleure complémentarité |
| Prise en charge des soins | Contenu flou des contrats responsables | Clarification du panier de soins |
| Financement global de la Sécu | Déficit croissant, répartition incertaine | Rééquilibrage financier durable |
Les enjeux sur le panier de soins et les médecines douces
Un rapport sénatorial de septembre 2024 avait déjà mis en lumière le débat autour du remboursement des médecines douces par les complémentaires, estimant que ce poste représentait un coût d’environ un milliard d’euros. Stéphanie Rist souligne que les fonds alloués pourraient parfois être mieux orientés vers des priorités plus impactantes en matière de santé.
La ministre insiste toutefois sur la nécessité d’une volonté collective pour définir ces contenus, tout en refusant que l’État impose une liste stricte aux assureurs complémentaires, afin de conserver une certaine flexibilité dans la protection sociale.
| Type de soin | Coût estimé (en milliards €) | Remarques |
|---|---|---|
| Médecines douces (ostéopathie, etc.) | 1 | Charge significative sur les complémentaires |
| Soins courants | Variable | Prise en charge encadrée par l’Assurance maladie obligatoire |
| Prévention | Partagée | Doublons fréquents, nécessite coordination |
Vers une réforme plus large du financement de la Sécurité sociale
L’ancienne rapporteure générale du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à l’Assemblée appelle à dépasser le simple débat sur la taxation des complémentaires santé. Elle souhaite engager une discussion plus globale sur la protection sociale, dans le cadre de la campagne présidentielle, alors que le système affiche un déficit difficile à contenir.
Pour conserver un système solide avec un haut niveau de couverture, une réforme structurelle semble inévitable. Toutefois, Stéphanie Rist reconnaît que les conditions politiques et la majorité actuelle ne sont pas encore réunies pour ce changement majeur.
| Enjeux | Situation actuelle | Perspective |
|---|---|---|
| Déficit de la Sécu | Autour de 20 milliards € en 2025 | Objectif de réduction à moins de 17,5 milliards € en 2026 |
| Rôle des complémentaires santé | Plusieurs mesures contestées | Redéfinition pour un financement plus équilibré |
| Débat public | Limitée et polarisée | Ouverture plus large sur le modèle social français |



