Grève des agents d’accueil des caisses primaires à Digne-les-Bains et Manosque : mépris ressenti et recul des droits sociaux
Le jeudi 4 décembre, les agents d’accueil des caisses primaires d’assurance maladie de Digne-les-Bains et Manosque ont exprimé leur colère par une manifestation devant leurs locaux. Cette action collective, menée sous l’impulsion des syndicats CGT, FO et CFDT, s’inscrit dans une contestation forte contre la suppression d’une reconnaissance salariale spécifique instaurée depuis 2016.
Un dispositif salarial supprimé sans concertation
Cette reconnaissance, visant à compenser la pénibilité, les risques, la charge émotionnelle, ainsi que la polyvalence et l’expertise des techniciens d’accueil, s’élève à environ 150 € annuels par agent. La suppression annoncée par la direction de la CPAM des Alpes-de-Haute-Provence, sans dialogue préalable avec les équipes ni avec les représentants syndicaux, a été perçue comme un véritable mépris. Le contexte de travail déjà difficile, avec un manque d’accès au télétravail et une exposition régulière à l’agressivité du public, accentue le sentiment d’injustice.
Impact sur les droits sociaux et conditions de travail
Les agents dénoncent un net recul des droits sociaux en lien avec ce retrait salarial. Ils regrettent aussi de ne pas bénéficier des nouvelles modalités d’horaires variables allégées. Cette privation risque de fragiliser davantage ces personnels, considérés pourtant en première ligne face au public, et déjà qualifiés par certains comme des « travailleurs pauvres ».
Perspectives et tensions à venir
La grève menée à Digne-les-Bains et Manosque pourrait s’étendre si aucune avancée n’est obtenue, impactant le fonctionnement des caisses primaires. La délégation syndicale s’est réunie avec la direction ce jour-là, mais les travailleurs ont prévenu : ils sont prêts à poursuivre leur mobilisation les 5 et 8 décembre. En jeu, la reconnaissance du métier et le respect dû à ces agents d’accueil essentiels au bon fonctionnement de l’Assurance maladie.
| Éléments contestés | Situation actuelle | Conséquences perçues |
|---|---|---|
| Suppression de la reconnaissance salariale spécifique | Dispositif supprimé sans concertation | Senti comme un mépris, perte financière même modeste |
| Absence de télétravail | Interdiction ou limitation très stricte | Conditions de travail rigidifiées, augmentation du stress |
| Protocole d’horaires variables allégé non accessible | Agents exclus de ce nouveau bénéfice | Manque de flexibilité, désavantage dans l’organisation personnelle |



