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Surprime « émeutes » : ce nouveau surcoût qui risque de faire grimper vos assurances auto et habitation dès 2026

par Maxime Rivière· 25 décembre 2025 ·2 min de lecture

À compter de 2026, un nouveau surcoût risque d’impacter significativement le prix assurance des foyers et des entreprises. Le Sénat a voté une surprime spécifique destinée à couvrir les sinistres liés aux émeutes, venant s’ajouter aux contributions déjà existantes. Cette mesure accroît le risque financier pour les assurés et alourdit le budget consacré à la protection assurance.

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Surprime « émeutes » : une nouvelle charge pour vos assurances auto et habitation en 2026

Une surprime de 5 % qui s’ajoute aux taxes déjà existantes

Dès 2026, les contrats d’assurances auto et d’assurances habitation incluront une surprime « émeute » équivalente à environ 5 % du coût total des assurances. Pour une prime initiale de 100 euros, cette nouvelle ligne fera grimper la facture de 5 euros supplémentaires. Déjà, les assurés supportent plusieurs autres surprimes : catastrophe naturelle (+20 euros), terrorisme (+16 euros) et diverses taxes. La somme de ces contributions porte ainsi le coût final à près de 154 euros pour une base de 100 euros de prime.

Pourquoi introduire cette surprime « émeutes » dans les contrats d’assurance ?

La décision fait suite à une recrudescence des émeutes en France, engendrant une augmentation des dommages matériels et donc du coût assurance global. Les assureurs et réassureurs, en réaction, ont durci les conditions de couverture des risques dans les zones les plus exposées, parfois allant jusqu’au retrait des garanties. La création d’un fonds alimenté par cette surprime vise à mutualiser le risque financier lié à ces événements violents et à offrir une indemnisation plus stable aux victimes.

Un mécanisme contesté par les professionnels du secteur

L’AMRAE, association spécialisée dans la gestion des risques, dénonce cette mesure comme une source d’augmentation tarifaire injustifiée. Selon elle, plus d’un tiers de la prime ne participe plus à l’assurance effective des risques, mais sert à financer des dispositifs étatiques ou des fonds spéciaux. À ses yeux, cette surprime ne répond pas aux enjeux de prévention ni à la maîtrise des risques, laissant les assurés supporter un poids financier supplémentaire sans bénéfices directs sur la sécurité.

La qualification des émeutes au cœur des inquiétudes d’indemnisation

Parmi les points les plus flous du dispositif, une commission sera chargée de trancher, au cas par cas, ce qui constitue une émeute. Cette étape déterminera l’accès aux indemnisations versées par le fonds. La crainte d’un conflit d’intérêts est réelle, puisque l’État sera à la fois garant financier et acteur de l’ordre public. L’absence d’une définition précise pourrait générer des contentieux et des incertitudes pour les assurés, accentuant le surcoût sans garantie de protection efficace.

Portrait de Maxime Rivière, rédacteur en chef
Maxime Rivière
Rédacteur en chef, observatoire des tarifs

Suit semaine après semaine les tarifs et les hausses de l'assurance en France, branche par branche et assureur par assureur. Il signe le baromètre et en tient la méthode : chaque chiffre qu'il publie renvoie à sa source.

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